Noir et blanc / Bernard Lavilliers / 1986

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Les  paroles
Dans une atmosphère lourde de solitude et de violence, Lavilliers fait l’éloge de la poésie l’arme de la liberté, tant redoutée des dictateurs. Avec des références prononcées à la littérature sudaméricaine (Gabriel Garcia Marquez) ainsi qu’à deux grandes icônes africaines (Fela Kuti et Nelson Mandela), Lavilliers l’affirme : d’un bout à l’autre du globe, la musique est un cri de révolte commun à tous, universel. Les vers en lingala, langue bantoue centrafricaine, sont chantés par N’Zongo Soul, artiste du Congo Brazzaville.

La musique
C’est dans une ambiance atmosphérique, brumeuse, plaintive que commence le morceau auquel le rythme lent, binaire de la batterie donne une impression tendue et moite. Entre les guitares électriques, les percussions africaines, ce sont surtout les synthétiseurs qui priment : ils se situent sur tous les plans (une sorte de choeur plaintif, une flûte de pan, une nappe mélodique proche du violon…). La voix chaude et sensuelle de Lavilliers se transforme en cri de révolte lorsqu’il évoque un coeur qui bat, comme un hymne à la vie et à la fraternité. Le solo de guitare électrique et son envolée sont typiques des morceaux aux tonalités rock de cette époque.

Le quizz

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